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Revue de Presse

 

25.02.2004
D'alain Piron au CEP
 
 
piron
Alain Piron, de par ses connaissances sur la motricité,est le véritable initiateur de la culture dijonnaise pour la préparation physique
(photo archives BP/LD)

Si aujourd'hui, la filière dijonnaise, en matière de préparation physique, s'avère une des plus réputée à l'échelle nationale, cette spécialité ne doit rien au hasard et s'inscrit dans un temps plus long qu'on ne pourrait le penser.

" En fait, l'initiateur de cette culture dijonnaise pour la préparation physique, c'est Alain Piron ", explique Gilles Cometti, élève du Directeur technique national (DTN) d'athlétisme aux côtés de Georges Gacon et d'Yves Gatti, à la fin des années 60.
" Le starter et le maître, c'est Alain Piron ", confirme Georges Gacon. " Il était responsable du département d'athlétisme. Il nous a inculqué toutes les bases de la motricité, qui servent de support à la préparation physique et qui étaient son terrain d'études. C'est cette orientation que nous avons prise ensuite. En fait, qui dit progression de la motricité, dit préparation physique et un entraîneur d'athlétisme est un préparateur physique.D'ailleurs, sur un plan historique, lorsque les sports collectifs ont ressenti le besoin de faire appel à des préparateurs physiques, ils se sont tournés vers les entraîneurs d'athlé, qui étaient des spécialistes de la préparation musculaire, organique, physiologique du corps humain. "
Ensuite, la source dijonnaise a fait de grandes rivières. " Depuis ce temps-là, nous avons développé une problématique qui a fait que nous étions originaux en France ", souligne Gilles Cometti. " Avec ce qu'Alain Piron nous a enseigné, j'allais donner des cours en Italie, alors que ça vient de là-bas au départ. " Ainsi les préparateurs de clubs italiens prestigieux comme la Juventus de Turin, Parme ou l'Inter de Milan, puis de clubs français, comme Bordeaux ou Marseille, viennent se former ou se tester. En 1994 est créé le centre d'expertise de la performance (CEP), une sous-unité autogérée de l'UFR STAPS, qui développe une nouvelle conception de la préparation musculaire. " Nous sentions qu'il y avait une place à prendre. Nous nous sommes donc spécialisés sur la vitesse, la détente et la force ", souligne son directeur Gilles Cometti. " Nous avons été les seuls à faire ça. "


En concurrence avec l'INSEP
Aujourd'hui, la structure, qui utilise les techniques scientifiques les plus avancées - de la mesure de la puissance développée aux logiciels de planification individualisée des entraînements en passant par les cellules photoélectriques qui décortiquent les foulées des sprinteurs - est directement en concurrence avec l'INSEP. " Quand des gens visitent ici, ils sont ébahis. " Sur le plan de la formation, un diplôme de préparateur physique est créé. Une centaine de personnes sont actuellement inscrites.
Les équipes de France de volley ont également fait appel aux services dispensés par le CEP, tout comme les pôles régionaux de hand et de rugby. Des retombées bien maigres par rapport à la capacité du centre, qui doit s'installer dans de nouveaux locaux en septembre, avec des techniques encore plus perfectionnées. " Si nous pouvons encore discuter des compétences, en terme de structures, nous pourrons alors dire haut et fort que nous sommes les meilleurs en France ", signale Gilles Cometti. En attendant, c'est l'équipe féminine de sprint, rien de moins, qui s'apprête à descendre sur Dijon fin mars pour faire des tests. Significatif à quelques encablures des JO d'Athènes.

S. L.